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RadioBongoo

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2005.06.29

Comme moi, ce blog prend du repos...

2005.06.18

Les Constitutions meurent aussi (Petit manuel de survie du Ouiiste)

Le bilan est sombre, ami ouiiste, et, ne le nions pas, vous avez souffert. Mettons nous à votre place.

Le 29 mai à 22h01, malgré les conseils de vos proches, restés eux prudemment barricadés dans la cuisine depuis le matin avec le chat, vous avez tenu à rester sur le navire, jusqu'au bout cramponné à la télécommande, à contempler le désastre droit dans les yeux, incrédule devant votre écran, et cette petite barre rouge qui dépassait la petite barre verte, de si peu. A 22h02, vous prenait cette envie irrépressible, et qui devait d'ailleurs vous rester pendant plusieurs semaines, de traiter la moitié de l'humanité de "connard d'abruti décérébré xénophobe, et elle est où bordel ta solution sociale alternative maintenant patate !" La descente aux Enfers venait de commencer...

Inconsolable, vous avez alors parlé de longues heures en tête à tête avec Christine, dans le poste. Christine, la seule qui ait jamais vraiment pris le temps de vous écouter. Vous avez essayé de maintenir la flamme entre elle et vous, vous n'aviez raté aucun de ses France Europe Express, vous l'aimez tant Christine, quelle classe cette bonne femme, elle vous faisait rêver, avec ses plans B, C, D, mais jamais E. Vous, vous lui parliez de Fabius, de votre envie de mettre des petits cailloux pointus dans ses chaussures. Ça la faisait rire, Christine. Ça avait l'air en tout cas.

Et puis vers 4h, il a quand même fallu aller se coucher, laisser la télé. En entrant dans votre chambre,  vous avez butté sur les petits tas de livres que vous aviez achetés pour l'occasion. Des dizaines. "25 questions sur le TCE", "Le droit communautaire pour les Nuls", "La Constitution expliquée à ma fille, avec des articles à colorier". D'ailleurs tous portent encore des marques de stabilo rose et jaune fluo. Ça vous a rappelé le lycée, la fac, les prises de notes, les soirées entre copains à refaire les lois du monde, quand vous étiez plus jeune, que vous vous engagiez vraiment. Vous aviez moins de ventre aussi. Et derrière les heures perdues, les grands coups de crayons, toutes vos annotations, cette secrète ambition, ce but inavoué: devenir l'Etienne Chouard du Oui, avoir votre quart d'heure de gloire dans les médias, et, depuis votre blog,  inspirer le vote des gens,  participer autrement à la politique, infléchir le destin de l'Europe, être cité dans les microtrottoirs du Parisien Val d'Oise. Quel gachis, vous n'arriverez même pas à les refourguer d'occasion chez Gibert.


Mais, je m'interromps car je reçois à l'instant par SMS cette question : "Ce que vous dites est trop horrible, j'ai voté oui, comment faire pour survivre dans un monde qui me rejette désormais ?"


  • Non, Valery, vous n'êtes pas seul. D'autres sont dans le même cas que vous, méprisés par des proches incapables de comprendre leur engagement. Alors, n'hésitez pas, rejoignez la communauté des ouiistes anonymes, envoyez donc votre photo et portez témoignage au monde: "On avait dit Oui", une bien belle et bien utile initiative.

  • Riez un peu, la saison 6 de Airhole spécial Agent est sortie, et elle parle de cette fabuleuse aventure que vous venez de vivre. Après tout, ce n'est pas parce que ce en quoi vous croyiez profondément vient d'exploser en vol brisé par le suffrge universel, réduisant à néant tout espoir de voir une Europe politique de votre vivant, qu'il faut perdre son sens de l'humour, non ?

  • Répandez autour de vous un peu du rêve européen des origines: payez par chèque. Savez vous que sur certaines formules de chèque de grandes banques, les lignes pour écrire sont en fait constituées de la célèbre phrase de Robert Schuman, en lettre capitales microscopiques, "L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait" ? Prenez une loupe, et vérifiez. Voilà. A chaque achat par chèque, inconsciemment, vous vous sentirez  mieux, presque soulagé.

2005.06.16

Robinsonades et autres concours de bites

C'est l'histoire de Robinson perdu sur son île qui demande à Vendredi:
- " Elle mesure combien celle de celui qui a la plus grosse du Monde a ton avis?"
Et Vendredi de lui répondre:
- "Ben, on n'a qu'a comparer tous les deux, pardi !"


Cyril Fievet de Point-Blog, Le Magazine du Blogging, nous apprend "être parvenu au classement [...] correspondant au "Top 20" des blogs francophones les plus populaires". Trop du bonheur.

On peut débattre de l'opportunité d'un tel concours de bites, on peut critiquer l'utilisation d'un seul outil (Technorati), on peut s'étonner des technique de référencement de ce moteur, mais tout ça, reconnaissons que l'auteur en est bien conscient: malgré son accroche un tantinet grandiloquente, il ne prétend finalement que se faire une idée de l'évolution, en tendance, des blogs les plus populaires qu'il a ainsi identifiés.

Ce qui est stupéfiant, en revanche, c'est la méthode utilisée pour cette identification des blogs populaires, une fois admises les limites mêmes de l'outil: En effet, Technorati n'offre pas directement de classement des blogs listés par "popularité" (liens et sources de référencement), sauf pour les 100 premiers (dont aucun francophone): comment diable le journaliste a-t-il alors bien pu procéder pour nous sortir ce classement technorati ?  La lecture de son article ne vous rensignera malheureusement pas... (Expliquer clairement et publiquement sa méthodologie, quelle idée terriblement dépassée pour un journaliste sur le net !)

Partant d'une liste de blogueurs populaires pré-établie par Loïc Le Meur (et bien subjective), il a, pour chacun, relevé l'indice de popularité Technorati, pris les meilleurs, et ensuite alors seulement rajouté d'autres blogs suffisamment bien classés pour rentrer dans la fameuse liste... Mais comment ont-ils été identifiés ces blogs ajoutés, comment l'auteur à-t-il eu l'idée de regarder, un par un, leur classement ? Mystère toujours : cette étape s'est faite, j'en ai l'impression, sans d'autres critères que le hasard des liens rencontrés et l'intuition du moment. Ce qui conduit forcément à "quelques" légers oublis, et pas seulement pour la queue du peloton, notez (Nacara, eretzvaju, Matoo, garoo, Martine Pagé...)

Ce classement express est donc bien intéressant, mais, comme c'était prévisibe, il nous renseignera finalement moins sur les blogs effectivement "les plus poplulaires" que sur la portion de la blogosphère que fréquente, connait et préfère le journaliste du Magazine du Blogging. Mais vouloir découvrir les "nouveaux entrants" du top 20 c'est peut-être un peu ambitieux si l'on oublie déjà le quart de ceux qui y sont déjà...

Moralité: Faire des approximations successives, pour étudier une tendance, si l'on en a conscience, pourquoi pas. Mais se planter radicalement sur son échantillon et oublier, depuis son île, des continents entiers de la blogosphère, c'est plus gênant.

Voilà, c'était la note "je suis insupportable et j'aime ça" de la semaine... je rappelle que selon pointblog c'était évidemment Vendredi qui avait la plus grosse du Monde

Fin de saison (ou "Melismes joue à faire Pariscope")

A plus d'un titre, 2004/2005 est la plus mauvaise saison lyrique parisienne que j'ai vécue: programmation plate, force mises en scènes délirantes cédant aux modes les plus grotesques (aaaah, la Flûte Enchantée vidéoplasticienne de Bastille, sa piscine à boules, ses dames aux seins clignotants, ses poèmes neuneus kitschouilles-aré-krishna insérés de force à la place des récitatifs...), qualités musicales et vocales souvent moyennes (ouf une Felicity Lott de temps en temps...) mais surtout pas d'enthousiasme réellement marquant pour une production en particulier. J'essaie de me rassurer en me disant que je n'ai pas tout vu, naturellement...

Heureusement, les derniers spectacles de la saison auxquels j'ai assisté rattrappent un peu ce tableau décevant, et d'ailleurs, il y en a deux qui passent encore,  je vous les conseille:

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2005.06.15

Nip Tuck, saison 1: Même pas vomi !

I've got a son who tried to cut off his penis,
a wife who flushed a gerbil...
it's like I've moved back into Hell's House !
(Nip Tuck, 1.3, "Nanette Babcock")

Je sais, je suis en retard, et sur la blogosphère, tout le monde connaît déjà. Mais je l'avoue moi, d'emblée, je me suis dit, Nip Tuck, ça va être tous les mauvais côtés d'Urgences, plus l'ambiance kitcho-moite-floridienne des " Dessous de Palm Beach". En fait non. C'est très bien.

On y aborde bien sûr des thèmes très intéressants pour le pauvre français qui, comme moi, dégage principalement sa vision de l'Amérique grâce au patchwork de préjugés que la surconsommation de séries US lui procure (l'attention complètement folle que certains Américains portent à leur corps, une relation à l'argent des professionnels de santé qui n'est pas vraiment celle de notre bonne vieille Sécu à la française), et puis on retrouve un personnage central avec un rôle de presque "méchant" immoral mais attachant (comme dans The Shield), le duo dramatiquement assez efficace de héros casé-planplan / baiseur-décomplexé (un peu comme les deux frères Fisher de Six Feet Under, sauf que Julian MacMahon finit en slip à chaque épisode avec une facilité... déconcertante.)

Mais, tout le monde vous le dira, la vraie particularité de Nip Tuck c'est qu'on est obligé de suivre la série avec plein de couettes et de coussins remontés jusqu'au nez (en poussant de petits râles d'horreur), et avec éventuellement un sac plastique à portée de main. Aaaaah, les  gros plans schbleurg on-incise silicone schplouitch il-faut-recoudre schcratch qui jalonnent chaque épisode: on se croirait dans le Journal de la Santé sur la Cinquième. (Eh oui, moi ça me fait toujours un choc quand ma grand-mère dérape par erreur sur la télécommande et passe de "inspecteur Derrick ?/ oui c'est moi/ Vous êtes bien l'Inspecteur Derrick ?/ Oui c'est moi./ ..." à "Et là Marina, regardeeeez, on voit remarquablement bien le ventricule gauche exploser lors de l'opération à coeur ouvert / Passionnant, Michel !")

Un nouveau concept de série pour masochistes donc, et à déconseiller à vos amis hématophobes...

2005.06.11

Fil d'actualité politique. Ou pas.

  • Triste monde tragique: Un des nombreux fétichismes de G.W. Bush enfin révélé au monde, preuves à l'appui.

  • Blagues Carambar et socialisme réel: Le parti socialiste français dispose désormais d'une cholie petite boutique en ligne. Mais celui chargé de rédiger les descriptifs produits a complètement fumé la moquette... (merci FX)

  • Traumatisme du NON: les inconsolables auteurs du blog sur feue la Constitution Européenne, "Publius", ne sachant manifestement plus de quoi parler, recommencent un énième concours de contrepets. Enfin bon, il y avait des précédents, et l'exemple vient de haut.

2005.06.09

Comme une bouse (ou "Je suis un aventurier du quotidien et j'en parle sur mon blog")

Hier en revenant de faire les courses, mon pied a rippé sur une bosse et je me suis copieusement vautré avec mes paquets sur la chaussée juste devant le Monop'. Eh bien j'ai d'abord pensé "aïeuh est-ce que j'ai ma carte vitale sur moi" avant "merde je vais être ridicule tout le monde me regarde la honteuh".
Je suis une grande personne maintenant.

Oui, je trouve que je ne vous ai pas assez infligé de notes courtes, égocentriques et futiles tendance "complètement grotesques". Si j'ai pas pu passer dans Télérama, je vais essayer au moins d'avoir Le Journal de Mickey.

Shorter

Pour mieux analyser les raisons complexes du non français, il faudra commencer par  transférer le Parlement Européen de Strasbourg à Bruxelles.

(Margot Wallström, Commissaire chargée de la communication, Le plan D)

Ceci est ma médiocre contribution à la réhabilitation du "shorter", (genre typiquement anglo-saxon fils non légitimé du limerick et de l'irony), entamée par le sémillant Emmanuel (qui vous expliquera tout ça très bien) et décrétée grande cause nationale des mélismes pour le mois de juin.

2005.06.07

POM POM POM POM !!! (The Beethoven experience)

Ce mois-ci, toutes les symphonies de Beethoven sont en téléchargement gratuit, en mp3, sans DRM, et tout ça légalement. Ils sont fous à la BBC.

"We are grateful", comme aurait dit Queen Mum.

2005.06.05

La saison 2 du retour de la suite du blog

La période des révisions étant passée, normalement, je reviens bientôt à la vie et sur la Toile. Normalement. Bientôt.

Grâce à un ami stagiaire à l'Opéra de Paris (et homo, mais ça aloooooors !), j'ai eu une place pour De la Maison des Morts de Janacek: une place de première catégorie à... moins 80% ! (insérer ici une image du directeur Gérard Mortier en costume d'hotesse de l'air d'une compagnie charter low-cost tentant désespérément de remplir son avion en racolant le chaland "meuhoui Môôôsssieur il est frais, il est beau, il est tonal mon opéra !").

Lisons un peu les critiques: "Enfermement, dépersonnalisation de l'être, violence, et humiliation", ah oui... sûr que ça va peut-être légèrement me changer des bergers et des grenouilles des opéras baroques, ce Janacek, ça m'a l'air d'être du brutal.

Et après, "pour me détendre" je file voir The Turn of the Screw de Britten au TCE ! (On reste donc toujours  très "Enfermement, dépersonnalisation de l'être, violence, et humiliation" mais la version Happy Meal avec de vrais morceaux d'enfants dedans. Chouette !). Mais comment peut-on encore faire des spectacles lyriques sans princesses indiennes réduites en esclavages par de fiers guerriers et exprimant leur douloureuse affliction par leur chants plaintifs et dolents (en alexandrins) ?

Aïeuh... non Zvezdo, pas avec les dents ! aaaaaah !

2005.06.01

Il est pas mal le mec qui fait la une de telerama.fr, il ressemble même vaguement à quelqu'un que je connais, non ?

Pipe

Aaaaaah, merveilles de la retouche numérique...

Comme annoncé un peu partout, Télérama (papier) consacre sa une et un dossier aux blogs, dont on peut avoir un aperçu en ligne.