octobre 2005

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            

RadioBongoo

Favoritisme

« juillet 2005 | Accueil | septembre 2005 »

2005.08.27

Schmilblick [niveau: facile]

Schmilblik

Pour ça aussi, j'aime la Belgique...

[30/8] SOLUTION : Distributeur automatique de bouquets de fleurs , gare de Bruges, Belgique.

2005.08.26

Hans Memling et le portrait (Je ne suis pas là pour le moment, mais vous pouvez me laisser un message... biiiip)

Sans transition, et pour freiner un peu la fréquentation affolante de ce blog...  je m'enfuis à Bruges, revisiter, avant qu'elle ne ferme, l'exposition sur "Memling et le portrait", découverte en juillet dernier avec des amis ("but, with friends like that..."), elle est vraiment excellente, tant par son sujet que par la clarté et la pédagogie des explications fournies.

A lire dans le Thalys: Eloge de l'individu : Essai sur la peinture flamande de la Renaissance de Tzvetan Todorov (Ouvrage accessible et éclairant, dans sa somptueuse édition grand format chez Adam Biro, ou en poche, aux éditions du Seuil).

Portrait d'homme âgé                        Portrait de femme âgée
vers 1470-1475                                   vers 1470-1475 
Panneau (chêne), 36.1*29.4 cm            Panneau (chêne), 35.4*29.3 cm
Staatliche Museen zu Berlin.                  Musée du Louvre, Paris.

"Memling et le portrait", Groeningemuseum, Bruges, 8 juin – 4 septembre 2005.

2005.08.24

La Sacem et les blogs, ou comment je suis devenu un pirate d'opérette

Terrible nouvelle:  la Sacem aurait appris l'existence des blogs.

   Les messieurs en gris qui étaient jusqu'alors occupés à démanteler les dangereux réseaux "peer to peer" semblent désormais, nous apprend-on, avoir en ligne de mire les internautes qui offrent et diffusent des fichiers musicaux, notamment via leurs blogs. Ne me sentant pas concerné le moins du monde c'est avec un détachement total et sans parti pris aucun que j'aborde ce problème.

Adieu donc "radioblogs", au revoir "pk-radios", "MP3blogs", salut ! Vous n'avez pas envie d'aller en prison avec Astro (sombre gourou du radioblogclub)? Vous frémissez à l'idée de partager la cellule de Chryde (chouchou ébouriffé de la blogothèque) ? Les contrôles risquant de se multiplier pour "rétablir la valeur économique des biens culturels en dénonçant l'illusion de la gratuité", certains voudront peut-être payer leur obole aux sociétés de gestion des droits des artistes. Justement, il se trouve que, naturellement plein de bonne volonté, votre serviteur a déjà tenté l'expérience. Mais ça n'a pa très bien marché.


SESAM ouvre toi. Ou pas.

   "Bonjour, je m'appelle Mathieu (23 ans, prénom fictif), j'ai terriblement honte mais j'ai essayé de payer pour avoir le droit de diffuser de la musique sur mon blog, aujourd'hui, je veux témoigner." Tout commence l'an dernier, début août 2004. Je voulais simplement illustrer un billet avec un morceau de musique    (l'"Air du Brésilien", tiré de La Vie Parisienne d'Offenbach, dont je  dispose d'une interprétation sur CD, fort kitschouille mais néanmoins charmante, par le sémillant Dario Moréno.) J'étais motivé, je voulais que ça soit légal, j'étais fou, je voulais PAYER !

5 août : La SACEM, me renvoie vers un portail spécial, SESAM. Rien sur les blogs en particulier, mais une catégorie "pages persos" qui convient parfaitement. Le principe: "A la fin du mois, indiquez les extraits diffusés, on vous enverra alors la note à payer".  Chose faite, j'attends ma facture. (Détail charmant, à chaque fois le mail se conclut par "Ce document et toutes les informations qu'il contient sont strictement confidentiels et sont exclusivement destinés à son ou ses destinataire(s). Toute reproduction et diffusion partielles ou complètes de ce document sous quelque forme que ce soit, présente ou à venir, est interdite sans l'autorisation écrite de SESAM".)

Septembre: rien  Octobre: rien . Novembre: rien . Décembre: rien. Janvier: rien. Février: rien. Mars: Ouf, avec le printemps, SESAM se réveille.


Le droit voisin était dans l'escalier.

22 mars 2005Cher Monsieur, Nous avons bien noté votre demande d'autorisation. L'oeuvre "la vie parisienne" que vous avez déclarée est tombée dans le domaine public. Nous n'avons donc pas à ce jour d'autorisation à vous délivrer.
...
Attendre plus de 6 mois pour apprendre qu'on n'a rien à payer... pourquoi pas.

Le choc passé, je m'apprêtais à infliger à mon lectorat comblé l'intégralité de l'opérette kitschouille. Mais je réalisai soudain que j'avais commis un oubli énorme: les "droits voisins" du droit d'auteur. Car certes il faut rémunérer celui qui a écrit, composé, bref créé l'oeuvre, mais il faut aussi verser des droits à tous les autres artistes et éditeurs divers qui ont concouru à sa création. Or:

  1°) J'avais utilisé un disque (un CD) pour créer mon extrait: il aurait donc fallu consulter les catalogues des sociétés représentant les producteurs phonographiques" pour payer les droits qui leur reviennent. Or, de ces sociétés, il y en a plusieurs (SPPF, SCPP), il me faudra donc toutes les interroger. Je finis par trouver mon enregistrement, il était bien inscrit au répertoire de la SCPP, fixé et publié en 1956. Résultat: les droits courent toujours, et j'ai violé la loi en diffusant mon extrait sans leur accord. Je suis un délinquant, un sauvageon, flagellez-moi.

   2°) J'ai également omis de demander l'autorisation de la société gérant les droits de l'interprète. Mais là, stupeur, impossible de  trouver qui gère les droits de Dario Moreno dans le maquis des sociétés de gestion (ok, il est mort, mais il a probablement des héritiers). Il ne figure pas dans le catalogue de l'ADAMI, et, quant à  la SPEDIDAM, elle ne daigne même pas rendre publique la liste de ses adhérents. Impasse.

 


L'ornière: Bilan d'un désastre organisé

   Résumons un peu, à l'heure actuelle:
-à la condition que vous n'ayez pas une web-radio (allez expliquer que ça s'appelle radio-blog mais que *non* ce n'est pas une vraie radio qui diffuse en continu...)
-à la condition que vous n'offriez pas le téléchargement (mais dans les solutions de diffusion usuelles, les fichiers sont souvent accessibles indirectement, ou mis en cache....),
-à la condition que vous ne diffusiez pas plus de 10 morceaux différents par mois.
-à la condition que vous ne diffusiez que des extraits de moins 45 secondes *et* représentant moins de 25% du morceau.
-à la condition que vous ayez préalablement obtenu l'autorisation des multiples titulaires de droits voisins (sociétés représentant les interprète, les producteur de disques...) qui ne sont souvent pas identifiables, qui n'ont pas mis en place de procédures d'autorisation en ligne ni de contrats types, et qui peuvent imposer des foultitudes d'obligations différentes de celles imposées par la Sacem,

sous *toutes* ces conditions cumulatives donc,  vous pouvez, obtenir le privilège de diffuser de la musique légalement contre paiement.  Évidemment, ça prend un peu de temps et d'énergie.

Dans les faits, les différentes sociétés de gestions ont été incapables se présenter un contrat unique couvrant tous les aspects de la propriété intellectuelle: le contrat offert par le prétendu "guichet unique" SESAM est nécessaire à la diffusion légale de musique sur internet mais pas suffisant. Malgré toutes les contraintes déjà imposées à l'utilisateur, il lui faudra quémander d'autres autorisations, solliciter le payement d'autres droits, et tout ça sans toujours savoir auprès de qui réclamer.

   Ma quête homérique de presque une année s'achève donc sur ce constat navrant: les exigences des différentes sociétés de gestion des droits d'auteurs sont tellement disparates, tellement mal coordonnées, leur procédures tellement opaques, leurs solutions tellement peu adaptées aux besoins des internautes, que même pour un blogueur armé d'une volonté démente de bien faire et de respecter les droits des artistes, il est matériellement impossible d'obtenir les autorisations nécessaires et d'arriver à payer pour diffuser de la musique sur son site.

   Cela ne rend évidemment pas la diffusion de fichiers sonores sur les blogs légale pour autant. Mais le législateur, les sociétés de gestion et les artistes devraient prendre conscience de ce que les voies théoriquement prévues pour diffuser légalement de la musique sur Internet sont non seulement inacessibles à certains en raison de leur côut, mais aussi concrètement impraticables par tous à cause de leur très mauvaise conception. Qui oserait alors s'étonner que certains mélomanes empruntent des sentiers de traverse ?

2005.08.21

Le Retour II

Après une petite partie d'échecs sous la pluie devant l'Abbaye de Jumièges, nous repartons pour de nouvelles aventures.

Oui, j'ai triché, j'ai repris une portion de vacances...

2005.08.16

Già mi dicon venal ! (Message personnel)

C'est un vrai minet allumeur, il en a les moyens, il va pas se priver,
Joli garçon, il est sympathique et ouvert au monde qui l'entoure,

Il dit souvent des trucs que personne ne comprend, ça nous saoûle mais on laisse courrir
Intelligent, il est fraîchement agrégé de mathématiques, il a une vraie vocation de pédagogue,

Il a horreur qu'on se  moque de lui, ça le rend hystero-autiste, et comme par hasard il adore lire Diabolito
Il fredonne souvent la chanson des bisounours, car "le monde serait tellement mieux si les gens étaient plus gentils".

Et maintenant, sous le doux pseudo de "metempsy" il a ouvert un blog (Url provisoire, il a dit qu'il arrangerait ça quand on reviendrait de vacances... pfff, amateur !).

C'est librement et sans contrainte exercée sur moi ni promesses de scandaleuses récompenses en nature que j'ai pris la décision de vous conseiller d'aller le lire. Que je doive passer un an de plus avec lui à l'internat n'a rien absolument rien à voir avec le fait que je parle de son blog ici. Du tout. Je ne suis pas comme ça moi.

C'est bon, j'en ai fait assez, tu viendras me chercher à la gare ce soir ? Allez, siteuplééé...

2005.08.14

Les grands jeux de l'été

Ben

Le petit Benjamin et son pareo Têtu souhaitent un très bon anniversaire à Dotclear.

2005.08.12

Life is unfair

Je suis légèrement de retour...

"Et pour quoi que tu n'as rien écrit ?"

3 kbits/s pour seulement 60€ + 1,20 € par heure: Avec l'offre Wanadoo "nomade", arrêter de bloguer devient un jeu d'enfant.

Et bien sûr c'est le moment que choisit M6 pour arrêter la diffusion de Malcolm.
Pffff...

2005.08.02

"On va prendre un autre appel"

L'idée m'a toujours effleuré (surtout à l'occasion de certaines émissions), car le principe est simple, et l'effet devastateur. Aaaah, la magie du direct et de l'information policée. En plus je suis sûr que je serais super bon pour trouver les questions-neuneus qui leur servent d'appâts...

"Casser l’antenne. Comment pirater France Inter" ( PLPL n° 20, juillet-août 2004)

"Le but du jeu : accéder à l’antenne de France Inter en posant une question suffisamment nulle (la « question leurre ») pour séduire les journalistes de « Radio com » ou du « Téléphone sonne ». Puis laisser libre cours à sa verve sardonique… Le standard est « ouvert » aux questions deux heures avant le début de l’émission. Le (ou la) standardiste note votre question, vos prénom et numéro de téléphone. Si votre « question leurre » est retenue, un opérateur vous téléphone et vous prie de la poser de nouveau (comme à une répétition). Enfin, France Inter vous rappelle juste avant de vous donner l’antenne. Formuler une bonne « question leurre » oblige à respecter deux principes : 1. Penser comme un journaliste : glissez-vous dans la peau de celui qu’hypnotise la lecture des éditoriaux de BHL, d’Alain Duhamel ou d’Edwy Plenel. 2. Éviter toute interrogation trop subtile afin de ne pas suggérer à l’opérateur que vous pourriez mettre en difficulté l’animateur ou ses invités."

(Via Acrimed, qui nous livre la dernière effraction radiophonique en date.)